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Histoire. 1793 : un Aveyronnais sous la Terreur [1/2]

Aveyron. La Révolution, plutôt bien acceptée à ses débuts, cristallise contre elle de nombreux Français après l'exécution du roi, l'obligation faite au clergé de prêter serment, la levée en masse d'hommes pour faire la guerre et l'établissement de la Terreur. Parmi les régions rétives à l'ordre nouveau, le nord du Rouergue et l'Aubrac. Jean-Baptiste Pons de Caylus, dit Pons-Couffoulens, habitant Saint-Côme, sur les bords du Lot, va basculer dans la chouannerie.

Histoire. 1793 : un Aveyronnais sous la Terreur [1/2]
Dès 1789 la France s’embrase.

De la révolte à la Terreur

Le 14 juillet 1789, la prison de La Bastille est prise d’assaut par des parisiens révoltés : c’est le début de la Révolution française qui va durer dix ans et faire couler des flots de sang...

Lorsque la nouvelle parvient à Saint-Côme, dans le nord de la province du Rouergue, cette victoire populaire fait sensation mais elle n’affecte pas vraiment la vie quotidienne. Les habitants étant surtout occupés à trouver de quoi subsister, après des récoltes insuffisantes...

Cependant les années suivantes vont apporter des changements d’importance et la politique va alors se trouver au centre des préoccupations saint-cômoises : dès le 4 août les privilèges seigneuriaux sont abolis ; la condition du peuple s’en trouve soulagée, celle de la noblesse amoindrie.

En juillet 1790 la Constitution civile du clergé est votée : tous les religieux doivent désormais jurer fidélité aux institutions révolutionnaires... Cette annonce crée un grand émoi, en particulier dans le nord du nouveau département de l’Aveyron, où les “prêtres des montagnes” sont nombreux et la population viscéralement catholique.

Dans les environs de Saint-Côme, de nombreux religieux refuseront de prêter serment et deviendront des “prêtres réfractaires”, les prêtres assermentés étant eux considérés par beaucoup comme “schismatiques” à l’égard de Rome. Plus tard, beaucoup de réfractaires seront déportés dans le sud-ouest du pays, autour de Bordeaux, les autres devenant des “bartassiers” vivant et officiant secrètement dans les bois, les landes, ou des maisons amies.

Le 21 juin 1791, l’histoire s’accélère : le roi Louis XVI tente de fuir le pays pour rejoindre l’Autriche ; reconnu à Varennes, près de Verdun, il est ramené à Paris où il demeure gardé par des “sans-culottes”, révolutionnaires jusqu’au-boutistes. Un tel crime de lèse-majesté provoque la colère des rois d’Europe, mais aussi celle des royalistes français.

À Saint-Côme la colère gronde également...

Le 25 septembre 1792, suite à la “victoire” des troupes révolutionnaires à Valmy, la République est proclamée... et la monarchie abolie ! Les royalistes n’en peuvent plus ; mais ils n’ont pas encore tout vu...

Le 21 janvier 1793, après un procès passionnel, Louis XVI — accusé de trahison — est guillotiné à Paris... Les royaumes...

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