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Histoire des Musées Vaylet et du Scaphandre. Espalion. Pas d'ouverture avant juillet pour les musées Vaylet et du Scaphandre 

En 1925, le Tribunal de Commerce ainsi que le greffe et donc son greffier étaient transférés de Saint-Geniez à Espalion. Une joli coup de chance pour Espalion ! L'importance du Tribunal est grande pour la vie économique d'une petite ville. Ce fut le cas pour les Espalionnais jusqu'à sa disparition définitive, la veille du passage au XXIe siècle.

Histoire des Musées Vaylet et du Scaphandre. Espalion. Pas d'ouverture avant juillet pour les musées Vaylet et du Scaphandre 
Mai 1980, inauguration de !a première exposition de ce qui deviendra le musée du scaphandre. On reconnaît de g à d. Henri Delbosq, Maurice Cayron, x, Lucien Cabrolie et Jean Delmas, conservateur des Antiquités et Objets d’art de l’Aveyron.

Mais l'arrivée du jeune greffier fut encore un joli cadeau pour la Cité des peintres. Ce jeune greffier était Joseph Vaylet (né le 12 novembre 1894 à la ferme du Mas Nouvel près de la route de St-Geniez et de Pomayrols), un amoureux du patrimoine aveyronnais mais aussi un poète, un écrivain en français mais également en occitan.

Définitivement installé à Espalion après son mariage, Joseph Vaylet, outre sa fonction au greffe, amassera toute une collection d'objets, de vêtements, de meubles hérités du patrimoine. Il en ouvrira un musée dans sa propre habitation, boulevard Joseph Poulenc. Puis la collection s'etoffant sans cesse, le musée émigra au Vieux-Palais, et plus tard à l'ancienne église Saint-Jean*.

«Roerga, aqui toun vaylet»

«Voici ton valet» par cette expression à double sens, Joseph Vaylet résumait bien son amour pour son pays, son rôle de défenseur de son patrimoine, de sa culture et de sa langue. On ne peut qu'être émerveillé devant cette passion de Vaylet pour offrir cette richesse patrimoniale à ses contemporains. Offrant aussi livres, poèmes, et la défense de la langue d'oc qui lui valut la cigale d'or et le titre envié de majoral du Félibrige. Ce musée des «Arts et Traditions populaires de l'Aveyron» va obtenir un sacré engouement, de l'Aveyron à toute la France mais aussi à l'étranger en particulier le Canada, le Japon où la Roumanie. A Espalion, il recevra l'aide des Marcel Carnus, Marcel Bonnaterre, Thédenat, Simon Affre, Lucien Cabrolié, Yves Albinet... et aujourd'hui Éliane Moisset, Gérard Ferrand, Jean Andrieu...

Le Scaphandre

Cette recherche patrimoniale par l'équipe du musée va se poursuivre grâce au livre “Trois inventeurs méconnus” écrit spécialement par le capitaine de vaisseau Jacques Michel. Ainsi l'histoire des Espalionnais Benoît Rouquayrol et des frères Auguste et Louis Denayrouze racontera leur invention, celle du détendeur et du scaphandre autonome (1865). Cette invention qui va révolutionner la fin du XIXe siècle puis le XXe sera mise en valeur par l'équipe que rejoindra Muriel Peissik, historienne et chargée des relations extérieures du musée, avec une exposition au rez-de-chaussée de l'ancienne église Saint-Jean (1980).

Une exposition qui va s'étendre à l'histoire du scaphandre depuis sa naissance dans l'Antiquité jusqu'à aujourd'hui et en particulier du scaphandre autonome depuis son utilisation par les marins du Nautilus de Jules Verne à celui de Thomas Pesquet, le spationaute contemporain. Un musée espalionnais qui sera une référence pour le monde de la plongée. Il sera régulièrement visité avec intérêt.

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Il recevra aussi celle de spécialistes de la plongée, de plongeurs et de professionnels. Un musée qui accueillera le belge Robert Stenuit et la BBC, en octobre 1997 le colloque de spécialistes de onze pays, en 1996 les membres de l'association «Scaph 50», le commandant Roy secrétaire du musée de Monaco, Bernard Piel ou encore celles de Jean-Michel Cousteau…, les reportages télé, les invitations aux expositions de Rotterdam, Santa Barbara en Californie,Vigo en Espagne, à Marseille, Monaco…

Le département se retire

Autrement dit, un musée du scaphandre grand complément du musée des Arts et Traditions populaires, ces deux musées de l'ancienne église Saint-Jean qui, à titre d'exemple, avaient enregistré la bagatelle de 25.130 entrées en 1988. Aussi, après cette double et remarquable réalisation de toute une équipe de bénévoles autour et avec Joseph Vaylet et ce durant des années, on comprend très mal la décision du département qui a dénoncé unilatéralement la convention tripartite qui existe entre département, commune et association Joseph Vaylet, avec pour conséquence immédiate que les musées Vaylet et du Scaphandre ne soient ouverts qu'en juillet et août. Juin et septembre sont trop importants au tourisme culturel pour être oubliés ; ce serait simplement un non sens !

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* Lors de l'inauguration du Musée à l'église Saint-Jean, dans son allocution, Joseph Vaylet disait : «Il est évident qu'étant donné la quantité d'objets que j'avais réunis à ce moment-là, et l'intérêt qu'il y avait à les montrer au public, la création d'un musée s'imposait.
J'avais eu des sollicitations, non seulement de St-Geniez-d'Olt ma ville natale, mais aussi de la direction des Archives de Rodez, cependant je préférais que le musée fût installé à Espalion.
Alors que j'avais demandé le local, avant 1940, à leurs prédécesseurs, j'ai trouvé ensuite en 1963 cet accueil auprès de la Caisse d'Epargne d'Espalion qui a accepté de me prêter une partie de ses locaux au Vieux-Palais et d'engager les frais d'aménagement. En 1963 eut lieu cette inauguration
».

 

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