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La chronique champêtre de Jean-Paul Pelras. De nos nouvelles

Les chroniques. La chronique champêtre de Jean-Paul Pelras

La chronique champêtre de Jean-Paul Pelras. De nos nouvelles
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Cet été, que nos pieds soient posés sur le sable chaud ou qu’ils fassent trempette dans l’eau vive des torrents, nous en profiterons peut-être pour donner enfin de nos nouvelles à toutes celles et ceux qui nous sont chers et que nous avons un peu délaissé ces derniers mois, voire ces dernières années.

Tous ces amis à qui nous avions promis un déjeuner au restaurant ou un week-end dans cette maison de campagne où nous les avons quittés aux portes du printemps. Vous le remarquerez, de loin en loin, nous finissons par perdre de vue ceux que nous avons côtoyé si souvent. Ils disparaissent peu à peu de ce premier cercle dont les contours eux-mêmes se diluent dans la surenchère de nos emplois du temps.

«Tu viens plus, même pour pêcher un poisson. Tu ne penses plus à nous» chantait Delpech dans la chanson. C’est un peu ce qui nous arrive lorsque, juste avant de raccrocher le téléphone, nous promettons de passer un soir, de rappeler, d’écrire ou de réfléchir à une invitation au cours de laquelle nous pourrions aussi inviter tel ou tel couple et cet ami d’enfance revu à l’occasion d’une fête votive où il donnait la main, eh oui déjà !, à ses deux petits-enfants.

Nos carnets d’adresses débordent, à ce titre, de prénoms évaporés dans cette négligence fortuite qui fait que les visages s’estompent dans les nuances d’une vie. Et c’est lorsqu’ils disparaissent pour de bon que l’on regrette nos rendez-vous manqués. Même si, en définitive, ceux que nous n’avons pas eu le temps d’inviter ont aussi, de toute évidence, égaré nos coordonnées.

C’est toujours bon à savoir. Histoire de ne plus culpabiliser.

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