Découvrez Bulletin d’Espalion en illimité Découvrir les offres

Agriculture. Rencontre avec une paysanne herboriste

Aveyron. Paysanne herboriste, c'est ainsi que se définit Patricia Lacombe, passionnée de plantes. Née du côté de Villecomtal, elle a d'abord effectué une formation de guide touristique avant de revenir à son premier amour.

Agriculture. Rencontre avec une paysanne herboriste
Photo illustration ©Pixabay

MOURET

Née dans un milieu rural du côté de Villecomtal, c'est pourtant une voie bien différente que Patricia a choisi puisqu'elle a effectué une formation de guide touristique du patrimoine.

Dans ce cadre, elle a été amené à être guide au château du Colombier et à faire visiter le jardin médiéval qui comporte plus de 350 espèces végétales. «Afin de préparer la visite, j'ai alors été dans l'obligation de m'informer sur les plantes, leurs fonctions, leurs histoires. J'ai animé un atelier autour des plantes médicinales dans les cuisines du château. Cela a été une révélation pour moi, ma passion pour les plantes était née».

À lire : Faites vos engrais naturels

Cette passion l'amènera à se former, pendant trois ans, à l'école Imderplam à Montpellier. Elle quitte le château du Colombier pour proposer des balades autour des plantes à Pont-les-Bains.

En mars 2020, Covid oblige, plus de balade ni de visite, c'est alors qu'elle décide de pratiquer l'herboristerie. Différentes étapes rythment les journées de Patricia. Il y a d'abord la cueillette des bourgeons qui nécessite une grande connaissance de la botanique, vient ensuite la transformation différente selon le résultat voulu.

Le macérat qui, comme l'indique son nom, consiste à laisser macérer bourgeons, feuilles ou racines soit dans un macérat hydro alcoolique (teinture mère) c'est alcoolature, soit dans l'huile pour les massages par exemple, soit dans du macérat glycériné, soit aussi dans du vinaigre.

D'autres plantes sont, tout simplement, séchées pour les tisanes. Chacun de ces macérats a un rôle particulier et correspond à différentes thérapies. «Il ne suffit pas de connaître la plante mais de savoir, également, trouver le site, la cueillir au bon moment et surtout préserver son environnement». Après la cueillette, la macération, le filtrage, le flaconnage arrive l'étiquetage qui est soumis à une législation très complète et contraignante.

À lire : À Sénergues, le café-restaurant “Auberge du Castel” a réouvert ses portes

Patricia Lacombe, qui est adhérente à l'association française des professionnels de la cueillette de plantes sauvages, est présente sur les marchés (Marcillac), les foires, à l'épicerie de Villecomtal, au panier paysan à Nuces à partir de juin/juillet et au paysan direct de Rodez cet été.

Elle propose, également, des balades de reconnaissance des plantes et un atelier aux ateliers du geste au Grand Mas. Une véritable passionnée qui vous emporte dans sa passion et fait porter un autre regard sur toutes ces petites plantes que l'on croise en randonnée et dont on ne soupçonne pas les bienfaits.

Newsletter
Restez informé ! Recevez des alertes pour être au courant de toutes les dernières actualités.
Réagir à cet article

L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.

Abonnez vous au Bulletin Espalion
Inscrivez vous à la newsletter
La météo locale
Agriculture. Rencontre avec une paysanne herboriste