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Rodez. Une simulation d’attentat au plus près de la réalité

Aveyron. ENGUEYNADO, «Résistance» en occitan. C’est le nom de code de l’exercice militaire de sécurité et de défense intérieure qui s’est déployé jeudi matin 28 mars à l’intérieur du stade Paul-Lignon et du lycée Foch de Rodez où une alerte à la bombe a été déclenchée. L’objectif : tester en direct la coordination interservices de l’État, indispensable à la gestion d’une crise.

Rodez. Une simulation d’attentat au plus près de la réalité
L’exercice a mobilisé un volume exceptionnel de ressources humaines.

Dans un périmètre étroitement resserré, il fallait un certain recul pour ne pas se laisser happer par la puissance d’une mise en situation à scénarios variables, confiée à la Délégation militaire départementale de l’Aveyron afin de préparer forces en présence (policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers) et forces armées à intervenir en cas d’attaque terroriste.

Mais le préfet lui-même, au-delà des mesures Vigipirate et de la relative proximité des Jeux olympiques, a fait preuve de fermeté : «Il ne faut pas entretenir de psychose autour de ce genre d’événement. C’est une opération qui a lieu tous les ans et les commandants des différents exercices se mettent chaque fois en capacité de répondre à une situation extrêmement complexe. Il est vrai que le contexte actuel ne fait que montrer la pertinence d’une telle coordination. Il faut un entraînement permanent et une facilité à coopérer entre les différentes forces pour répondre aux enjeux d’une attaque majeure…»

Trois établissements scolaires ont participé

Dans l’enceinte du stade Paul-Lignon, face aux terroristes présumés (plus précisément, «face aux individus armés», rectifiera Charles Giusti), le schéma d’intervention préétabli a vu entrer en scène la police nationale, puis la BAC (Brigade anti-criminalité), suivies des unités de gendarmerie nationale de type PSIG-Sabre, tandis que les sapeurs-pompiers intervenaient parallèlement pour prendre en charge les victimes accessibles, et que les 130 militaires de la 13e DBLE de Saint-Affrique s’employaient à sécuriser les abords, simulant ainsi une opération Sentinelle au plus près de la population. Mises en alerte, les antennes du RAID de Montpellier et Toulouse (niveau 3 d’intervention, de type « tuerie de masse ») pouvaient elles aussi intervenir à tout instant, ainsi que les unités du GIGN. Difficile de faire la part des choses entre la fiction et le monde réel !

Trois établissements scolaires aveyronnais participaient à l’exercice à hauteur de 160 élèves venus des lycées d’Aubin, de Saint-Affrique et de Rodez (une centaine de jeunes du lycée Foch avec leur proviseur qui a lui-même souhaité être acteur). Sans oublier une vingtaine d’«étudiants acteurs» de deuxième année à l’Institut de formation en soins infirmiers (IFSI).

Dès l’après-midi de ce même jeudi, un premier retour d’expérience a eu lieu, avant de pouvoir revenir plus avant sur tous les aspects de cet exercice. Mais attention : seul le Procureur est habilité à donner un bilan précis quant au nombre de victimes. Il faudra donc attendre encore un peu…

Daniel ESCOULEN

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