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Le coin aux souvenirs : coup de flash rétro. Le coin aux souvenirs : Le conseil de révision

Le coin aux souvenirs : coup de flash rétro. Le coin aux souvenirs : Le conseil de révision
Les classards de la 57 en 1955 à la sortie du Conseil de révision.
Ici seuls sont présents les jeunes habitant le chef-lieu de la commune,
ceux des alentours étant convoqués à une autre session.

Les plus jeunes ne savent pas ce qu'était le Conseil de révision ! Ceux qui ont fait leur service militaire au cours de ces 50 dernières années n'en ont qu'une vague idée, alors que les plus anciens en gardent de vrais souvenirs.

Créé en 1798 mais lancé par Napoléon 1er en 1805, le Conseil de révision n'a vraiment disparu qu'au début des années 1960. Ceux nés en 1948 furent les derniers convoqués.

A ESPALION

C'est donc durant plus d'un siècle et demi qu'à 18 ans, les jeunes français durent se présenter devant le Conseil de révision pour savoir s'ils étaient aptes à servir la France dans un service militaire. Le Conseil en exercice était principalement constitué d'un représentant du préfet ou par celui-ci, d'élus départementaux et communaux, de personnalités, d'un médecin militaire, d'un commandant.

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A Espalion, les séances se tenaient au premier étage de la mairie, dans la salle du Conseil municipal. Les jeunes ou les citoyens désirant la nationalité française convoqués se retrouvaient dans la petite salle contiguë. A l'appel de leur nom, ils entraient dans la salle du conseil dans le plus simple appareil. Moment particulièrement éprouvant, nu face à une bonne trentaine de personnes en costumes civils ou militaires qui comprenaient parfois plusieurs éléments féminins. Moments encore plus intimidants d'autant qu'ils étaient ensuite pesés, mesurés, observés de très près (vue, dentition, infirmités...).

BONS POUR LES FILLES

A l'issue de cet examen, ils étaient classés : bons pour le service, inaptes ou ajournés à une prochaine session. Ce «bon pour le service» était l'occasion d'arborer un badge plus conquérant avec un prétentieux «Bon pour les filles» mais plus sûrement pour une bonne «cuite». Avec un défilé plus ou moins humoristique, et surtout une longue virée chez l'un ou l'autre mais surtout dans tous les bars de la ville, il était difficile de ne pas être victime de la prise d'alcool à fort régime.

A tel point que dans la brume qui les accompagnait, ils étaient incapables d'apprécier le banquet somptueux qu'ils avaient commandé pour ce jour-là (chaque année suivante ils eurent l'occasion de se rattraper au cours d'agapes aussi fastueuses). Cette journée du Conseil de révision était aussi l'occasion de défilés plus ou improvisés mais aussi de dérapages parfois amusants mais parfois bien moins !

Le service militaire qui suivait quelques mois plus tard n'était pas toujours aussi réjouissant, surtout en cas de conflits qui émaillèrent les XIXe et XXe siècles (trop nombreux blessés et victimes). Des services qui durèrent suivant les époques de 1 à 6 ans parfois pour tous les appelés ou comme dans les années 1800 en payant un «remplaçant». Un service militaire qui disparut dans les années 1990 remplacé par l'armée de métier. Mais aujourd'hui, de nombreuses voix se font entendre pour rétablir un vrai service militaire !

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