Sports - 30/09/2021 - Sports

Football L2 journée 10/38

De justesse, le RAF évite la défaite face à Grenoble

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Une fois n’est pas coutume, l’équipe du Bulletin d’Espalion est sortie de son si cher Nord-Aveyron pour se rendre à Rodez. Au programme, le match du Rodez Aveyron Football, pour le compte de la 10e journée de Ligue 2. Vendredi 24 septembre en soirée, les Ruthénois recevaient Grenoble à Paul-Lignon, les deux équipes se sont quittées sur un score nul (1-1).

Tout à mal débuté pour le RAF. Après deux défaites face à Ajaccio et à Auxerre, il était important de se remettre dans le sens de la marche. Pourtant, les locaux se montrent timides en début de partie, bien pressés par les Grenoblois. Une entame maigre en occasions entre deux équipes ne souhaitant pas perdre, qui préfèrent s’attendre. A ce petit jeu-là, c’est le GF38 (Grenoble Foot 38) qui s’impose en obtenant un penalty à la 25 e minute après une mauvaise sortie du gardien de but Lionel Mpasi. Un tir au but transformé par le milieu de terrain isérois Anthony Belmonte. S’en suit une petite réaction ruthénoise, par l’intermédiaire du jeu de tête de l’avant-centre Clément Depres, bien trouvé par de bons centres. Malgré cela, au moment de regagner les vestiaires, les hommes de Maurizio Jacobacci sont toujours en tête (0-1).

Une première titularisation à Paul Lignon en demi-teinte pour Enzo Zidane

Titularisé une première fois sous ses nouvelles couleurs à Dijon lors de la 3 e journée du championnat, le célèbre "fils de" s’inscrit petit à petit dans la rotation de Laurent Peyrelade. Mais ses débuts sont poussifs. Impossible de critiquer sa supériorité technique, qui saute aux yeux, en atteste une superbe transversale claquée en direction de Lucas Buadès à la demi-heure de jeu. Il est par contre auteur de quelques imprécisions à l’image de certaines pertes de balles qui auraient pu coûter cher à son équipe, sûrement un peu déstabilisé par son positionnement dans le système de jeu ruthénois. Normalement numéro 10 en soutien d’un attaquant, il se retrouve dans une position de milieu de terrain axe gauche un peu plus reculée qui lui demande une certaine adaptation tactique. En tout cas, le public aveyronnais est déjà dans sa poche, à l’image de l’ovation réalisée par le kop ruthénois au moment de sa sortie vendredi soir.

Une deuxième mi-temps aboutie…

Dès l’entame du second acte, le ton est donné. L’actuel 10 e du championnat tient le ballon et se procure de bonnes situations. Cela continue sur l’ensemble de la période avec une belle frappe du milieu défensif Bradley Danger à la 65 e minute, bien repoussée par Brice Maubleu. Le danger est aussi venu par des centres, comme à la 79 e minute avec une tête de Buadès ou encore le très bon ballon lobé du capitaine Pierre Bardy sur la tête de Depres, tous deux trouvant le petit filet du but grenoblois.

… qui ne suffit pas

Cette domination, pourtant outrageuse, ne suffit pas aux Ruthénois pour prendre les devants, et ce n’est pas très étonnant. Ces deux équipes n’aiment pas particulièrement avoir la possession du ballon, elles sont aux 14 e et 18 e rangs du championnat en termes de possession moyenne par match. Ce scénario d’ouverture du score anticipée est alors grandement favorable à Grenoble qui n’a plus qu’à se replier et fermer les espaces, bien aidée par un très bon travail défensif de l’expérimenté Loïc Nestor. Leurs adversaires, manquant de qualité pour faire sauter le verrou, se retrouvent alors sans solutions dans l’axe, obligés de frapper de loin, de centrer ou de profiter des nombreux coups de pieds arrêtés…

Le coup franc de la délivrance

Dans une fin de match à suspense, le club isérois se retrouve complétement asphyxié dans ses trente derniers mètres. Les Ruthénois se montrent imprécis dans le dernier geste et cafouillent à l’approche de la zone de vérité, à l’image d’Ugo Bonnet qui manque de précision dans ses touches de balle. Le salut, tant attendu par la seule tribune restante de Paul-Lignon, viendra sur un ultime coup franc. A un peu moins de trente mètres de la cage adverse, Florian David et son pied droit se chargent de ce qui ressemble à la dernière opportunité d’égaliser. Le ballon est bien enveloppé, monte au-dessus du mur avant de vite redescendre ; le portier grenoblois touche le ballon mais il est trop court. Rodez-Grenoble : un partout.

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